Ouverture à Tunis de la conférence internationale sur le rôle des forces armées dans la protection des civils (photos+vidéo)

L’intégration des dimensions sécuritaire, humanitaire et de développement est l’unique voie pour faire réussir les différentes missions onusiennes de maintien de la paix, a déclaré, jeudi le ministre de la défense Khaled Sehili.

Il s’exprimait lors de la conférence internationale sur le rôle des forces armées dans la protection des civils dans les missions de paix organisée à Tunis.

Le ministre a relevé que les expériences menées au cours des dernières années dans plusieurs régions du monde ont prouvé que le renforcement des capacités, la formation militaire et l’utilisation d’équipements et de technologies de pointe,  ne suffisent pas, à eux seuls, à garantir le succès des missions onusiennes.

Il a souligné que la richesse des expériences et l’échange d’expertises entre les pays et les participants aux missions de paix constituent un outil essentiel pour mieux comprendre les défis opérationnels, étant donné que les questions de paix et de sécurité ne concernent plus uniquement les parties impliquées dans le conflit, mais sont devenues une responsabilité collective qui exige coordination, planification et partenariats à tous les niveaux.

Le ministre a mis en avant l’initiative de la Tunisie d’organiser cette rencontre, en coopération avec les Nations Unies et qui reflète une prise de conscience profonde des changements que connaît le monde et des nouveaux défis auxquels font face les opérations de maintien de la paix.

Cette rencontre, a-t-il soutenu, constitue une opportunité de coordination directe entre les différents acteurs du domaine ; civils, militaires, nationaux et internationaux.

Le ministre de la Défense a formé le vœu de voir ces assises aboutir  à la publication de la  Déclaration de Tunis  qui servira de document de référence international fixant des principes directeurs et des normes applicables pour la protection des civils dans les zones de conflit, et permettant de renforcer la capacité des forces participant aux missions de paix à accomplir leurs tâches humanitaires de manière efficace et sûre.

Il a rappelé que la Tunisie accorde une grande importance à la question de la protection des civils, rappelant les nombreuses participations  actives et concrètes du pays  aux  missions de maintien de la paix en Afrique et dans d’autres continents au cours des six dernières décennies.

La Tunisie a, en effet, participé à 26 missions onusiennes, mobilisant plus de 14 000 militaires et de  37 officiers (observateurs, conseillers militaires, officiers de liaison…) en République démocratique du Congo, en Centrafrique, au Soudan du Sud, en Somalie et dans la région d’Abyei.

Par ailleurs, le ministre a souligné que les divers défis actuels des missions onusiennes nécessitent de développer de nouveaux outils, de repenser les méthodes de formation et de préparation. Il a, également préconisé de conforter le rôle des femmes dans les domaines de la sécurité et de la paix et  de tirer le meilleur profit des  avancées technologiques et de l’intelligence artificielle.

Il a appelé  à poursuivre le développement des législations internationales et des mécanismes de prévention des risques, dans le court et le long terme, en adoptant des stratégies globales de soutien à la paix et à la stabilité, insistant sur le besoin d’une  coopération durable et efficace entre  partenaires locaux et internationaux.

Organisée sur deux jours, la conférence dont l’ouverture a été présidée par le ministre de la Défense, en présence du ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti et du secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, du ministre sénégalais des Forces armées, le général Birame Diop, du vice-ministre ghanéen de la Défense, Ernest Brogya Genfi, ainsi que de nombreux participants militaires et civils, hauts fonctionnaires onusiens, représentants d’organisations régionales et internationales, diplomates et attachés militaires en poste à Tunis, vise à créer une plateforme numérique internationale pour faciliter l’échange d’informations et d’expertises entre États et organisations.

Elle a également pour objectif, l’élaboration d’un manuel pour harmoniser les procédures et standards opérationnels des forces armées engagées dans la protection des civils.

 

 

 

 

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